
Qu’est ce qu’un message subliminal ?
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Est subliminale toute perception qui est en dessous (sub) d’un seuil (limen) qui est celui de la conscience. Tout stimulus dont on n’est pas conscient est réputé subliminal. En réalité, c’est un peu plus compliqué et il nous faut en premier lieu dissocier le subliminal visuel et le subliminal sonore. Venu des Etats-Unis ? au début des années cinquante, il fut assimilé à "manipulation des foules" ou "viol des consciences" et est interdit par la Loi
Démonstration (à vérifier par vous même, sur le votre..) :
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En scannant ces "lignes" avec un grossissement à 1200 ou 2400 ppi (ou en regardant avec une bonne loupe) on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas d’une ligne mais d’une succession de caractères.
LEUROPENESEFERAPASDUNCOUPNIDANSUNECONSTRUCTIONDENSEMBLEELLESEFERAPARDESREALISATIONSCONCRETESCREANTDABORDUNESOLIDARITEDEFAIT
soit : "L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait."
Au risque de passer pour de "dangereux conspirationnistes", nous avons notre petite idée là-dessus : cette Europe qu’on nous présente comme merveilleuse, mais qui avance à mots couverts, a peut-être des dessous bien moins avouables qu’on voudrait nous le faire croire...
Le journal Libération, quand à lui, ne voit dans ces lignes invisibles qu’un mode de sécurisation des chèques. Instauré en 1997 par le Comité français d’organisation et de normalisation bancaire (qui regroupe toutes les banques et la Banque de France), ce procédé anti-violation aurait choisi cette phrase par hasard...
Il existe aussi un autre message avec le même genre de déclaration "dogmatique" sur l’avenir de la planête et le développement "durable" :
"l’avenir de la planète dépend des capacités de tous à modifier ses modes de production et de consommation ..suffisamment respectueux de l’environnement pour conduite à un développement durable et harmonieux"
Qu’est ce que c’est que ce "jeu" ? Pourquoi nous faire "signer" (symboliquement) une telle déclaration ? Pourquoi cette phrase précisément ? Pourquoi les banquiers se sont-ils unis pour l’écrire partout ? Simple lutte contre les contrefaçons ?(...) ? Ne nous parle t-on pas d’une construction Européenne démocratique depuis 50 ans ? Comment expliquer que toutes les banques utilisent ces mêmes messages subliminaux dans leurs chéquiers et ce sans nous avertir ?
Mais cela n’a pas de sens, un chèque peut être libellé sur papier libre ! Et pourquoi ne pas inscrire le nom de la banque ou une série de chiffres plutôt qu’une déclaration de foi pour la construction d’un super-Etat européen ?
Ce texte de Robert Schuman indiquait comment allait être menée la construction européenne : non pas comme une "construction d’ensemble", visible par tous, supprimant d’emblée les souverainetés nationales, ce qui serait promis à un échec évident. Mais en opérant par petites touches, en retirant peu à peu aux Etats leurs prérogatives nationales, en commençant par des "réalisations concrètes" qui semblent aller de soi, de façon que les peuples ne discernent jamais le projet final et se retrouvent au bout du compte avec un super-Etat européen qu’ils n’ont jamais voulu mais dont on leur montrera que c’est l’aboutissement logique et inéluctable de tous les petits pas qu’ils ont accepté.
Il est pour le moins extraordinaire de constater que le projet d’une construction européenne se faisant ainsi en catimini se retrouve sur les chèques de toutes les banques françaises (européennes ?), de façon cachée, camouflée, invisible.
découverte surprenante, réalisée par notre frère Gérard C., webmaster du site Bible et Nombres, et reprise le 21 juin sur le site de Libération.
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Un article tiré du Monde du 4 juin 2005
Le cerveau humain accéderait inconsciemment au sens des mots
Une équipe de l’Inserm conduite par le docteur Lionel Naccache démontre que notre cerveau est capable de distinguer la signification, menaçante ou non, de mots écrits, même lorsqu’ils sont présentés de manière très brève. De quoi bâtir un modèle scientifique de la conscience
’inconscient n’est pas seulement structuré comme un langage. Il serait également capable de percevoir le sens et la valeur émotionnelle de mots présentés de manière très brève (subliminale). C’est ce qu’ont démontré le docteur Lionel Naccache (unité 562 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et hôpital de La Pitié, Paris) et ses collaborateurs. Leur étude est publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) datée du mardi 17 mai.
Cette équipe de l’Inserm, dont le directeur, Stanislas Dehaene, est également signataire de l’article, travaille sur la neuro-imagerie cognitive. Elle s’intéresse en particulier à ce qui est propre aux actions conscientes. Procédant par exclusion, ces chercheurs s’attachent à voir tout ce que nous sommes capables de faire inconsciemment. "Beaucoup de processus cognitifs ne sont pas conscients, explique Lionel Naccache. Mais, est-ce que cela va jusqu’à des niveaux de représentation très abstraits, en l’occurrence accéder au sens d’un mot par un processus non conscient ? Nous ne le savions pas."
Lionel Naccache et ses collaborateurs ont eu l’opportunité de conduire une expérience avec trois patients souffrant d’une épilepsie réfractaire aux médicaments, maladie pour laquelle ils devaient subir l’implantation intracrânienne d’une électrode. C’était l’occasion d’enregistrer, avec leur accord, les réponses d’une structure cérébrale, l’amygdale. Celle-ci joue un rôle fondamental dans les réactions émotionnelles à des stimuli effrayants ou menaçants présentés selon diverses modalités, dont des mots écrits. Ce procédé a permis "de mesurer le traitement sémantique subliminal réalisé par le cerveau de manière plus fine que par des évaluations comportementales" .
Le raisonnement à la base de l’expérimentation était le suivant : si l’activité neurologique dans l’amygdale peut être modulée par la qualité menaçante ou, au contraire, neutre de mots présentés de manière masquée, ce qui exclut leur perception de manière consciente, cela prouverait alors que le sens attaché à ces mots a été perçu de manière non consciente.
Pour présenter les mots de manière subliminale, les chercheurs ont adapté un modèle mis au point dans les années 1970 : celui de l’"amorçage masqué" . Lors de chaque test, un mot était présenté pendant seulement 29 millisecondes. Il était précédé et suivi de pancartes comportant des signes dénués de sens (symbole d’un dièse, esperluette...), qui, eux, étaient visibles chacun pendant 71 millisecondes, produisant ainsi un effet de masque vis-à-vis du "mot cible" . "Cette technique permet de supprimer la perception consciente du mot" , explique Lionel Naccache.
AU SEIN DE L’AMYGDALE
Des tests avec des mots rendus visibles par la suppression de toute inscription sur la pancarte faisant suite au "mot cible" étaient insérés de manière intermittente et aléatoire entre les tests avec les mots masqués. Cette modalité avait pour but de renforcer l’attention des sujets et le traitement sémantique des mots présentés. Les patients qui se sont prêtés à l’expérience devaient obligatoirement presser des boutons pour indiquer si le mot qui leur avait été présenté, même de manière masquée, avait ou non un sens menaçant. La moitié des 92 mots présentés ˇ masqués ou non ˇ avaient une connotation menaçante.
Durant la passation du test, l’électrode implantée dans le crâne permettait de mesurer les modifications du potentiel électrique au sein de l’amygdale en fonction du temps, traduisant sur le plan électrique l’impact du stimulus (technique dite des potentiels évoqués).
Les enregistrements réalisés ont permis de constater des différences de potentiels, apparaissant environ 800 millisecondes après le stimulus, selon que le mot était menaçant ou non, même lorsqu’il était présenté de manière masquée. "Bien que notre essai n’ait inclus que trois patients, il semble que cette différence s’explique par la valeur sémantique attachée au mot, analyse Lionel Naccache. Cela tendrait à prouver l’existence d’une première étape, inconsciente, dans le traitement d’un mot présenté visuellement de manière subliminale, avant que n’entre en jeu une amplification consciente. Il y aurait donc un décodage inconscient préalable de la signification du mot."
Commentant ces résultats, Juan Segui (laboratoire de psychologie expérimentale, CNRS-UMR 8581, Boulogne-Billancourt) estime que "les débats sont assez ouverts sur les possibilités de percevoir les caractéristiques sémantiques ou la valeur émotionnelle de mots présentés de manière subliminale" . "Lionel Naccache, ajoute-t-il, est un chercheur extrêmement sérieux et qui connaît bien ces questions. On peut observer un traitement non conscient des propriétés d’un stimulus par des techniques comportementales comme le temps de réponse, mais aussi en utilisant un indice psychophysiologique ou de l’imagerie cérébrale. Ces dernières techniques permettent de refléter les processus en jeu de manière beaucoup plus précoce, parce qu’elles court-circuitent les étapes décisionnelles de la réponse."
Le travail de Lionel Naccache renvoie à un modèle qu’il a contribué à
développer en compagnie notamment de Stanislas Dehaene et de
Jean-Pierre ?
Ce modèle scientifique de la conscience s’appuie sur un constat fondamental à propos des bases cérébrales de la conscience visuelle d’un point de vue biologique. "Lorsque nous rapportons avoir conscience de voir un objet, ce n’est pas de l’objet extérieur que nous prenons conscience, mais plutôt d’une représentation visuelle élaborée par notre cerveau. Magritte avait raison avec son fameux "Ceci n’est pas une pipe". Nous avons conscience de la représentation de la pipe et non de la pipe elle-même" , conclut Lionel Naccache.
LE MONDE 04/06/05