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CLIMAT ET PRINCIPE DE PRECAUTION

Américains ou européens, des scientifiques et des bureaux d’études s’adonnent à des expérimentations climatiques, prétendant résoudre le problème de l’effet de serre. En accélérant la production du plancton, gros consommateur de gaz carbonique, mais aussi en séquestrant ce gaz dans des fonds marins ou des cavités terrestres, ces chercheurs misent sur les fortes retombées financières d’éventuels marchés de la dépollution. Au-delà ces recherches à caractère mercantiles, la lutte contre le réchauffement climatique par des projets transnationaux controversés (HAARP, épandage aérien) engendre des questions d’ordre éthique dont le citoyen se doit d’être informé...

Par Rowenta

Depuis la conférence sur le climat à Marrakech, en novembre 2001, l’environnement dispose maintenant de son propre marché, certes indirect mais sa pollution s’évalue en terme monétaire et cela pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Cependant sans entrer dans des concepts idéologique ou religieux, l’essor de nouvelles techniques destiner à limiter l’émission de CO2 dans l’atmosphère puis revendre cette action en « service environnemental » doit bénéficier d’une surveillance populaire de premier ordre.

En effet dans l’espoir de nouveaux débouchés financiers, une nouvelle science est apparue, la geo-ingenierie. Cette science se donne pour objectif de trouver des nouvelles techniques de stockage de gaz carbonique financer en grande partie par les industriels pétroliers. De plus, conscient de la gravité de la situation environnementale, et de la nécessité du secret d’état sur les sujets sensibles, les états occidentaux cherchent des résolutions technologiques au changement climatique en cours.

Stockage du CO2

Les premières technique de stockage de CO2 ont été développé par les sociétés pétrolières dans le but ’secondaire’ d’extraire la totalité des puits de pétroles. Du CO2 était ainsi injecté dans les anfractuosités du sol pour maintenir la pression dans le forage et ainsi récupérer le maximum d’énergie fossile. Cette technique est utilisée, en Norvège, par la compagnie pétrolière Norsk Hydro. Cependant contrairement à ce que prétendent leur utilisateurs, ce stockage n’est pas de caractère environnementale mais permet juste d’accroître la productivité puits de pétroles. En outre, Le département américain de l’énergie a chargé, en 1999, l’université Berkeley et le laboratoire Lawrence Livermore National de conduire des recherches sur une deuxième technique, la séquestration du CO2 dans les océans. Ceci consistant à capter le gaz carbonique à la source d’émission (cheminées industrielles) et à l’envoyer par pipeline au fond des océans ; La pression de l’eau permettra de compresser le CO2 à l’état liquide et ainsi le maintenir stable. Des scientifiques demeurent sceptiques quant à son incidence, notamment sur les coraux et les ressources marines. Pour finir la technique de stockage la plus controversé consiste à saupoudrer des zones océaniques d’ammoniac et/ou de poudre de fer dans l’objectif de favoriser le développement des algues grandes consommatrices de gaz carbonique. Cependant malgré les risques de prolifération incontrôlés, des laboratoires (Ocean Technology Group) et des entreprises (Greensea Venture) mettent en place des projets dans un but uniquement commerciale. Le CO2 ainsi capté serai revendu aux entreprises qui s‘acquitterai de leur dettes environnementale. Le paroxysme de la prestation de service...

Sorciers du climat

Bien plus important que la séquestration de CO2 la modification du climat à l’échelle planétaire est aujourd’hui envisagé comme une alternative nécessaire par certains scientifique et notamment le glaciologue Jean Jouzel, représentant Français du G.I.E.C 2. Le projet HAARP 3 financé par le pentagone par constitue une possibilité envisagée. Situé en Alaska ce complexe scientifique est un groupe d’étude sur la ionosphère. M. Bernard Eastlund, à l’origine du projet, avait breveté l’idée de modifier le climat par la projection de rayons laser de très forte intensité sur la source des courants d’altitude, les jet-streams (12), dont les variations influent très fortement sur les climats régionaux 4. Ces recherches restent méconnu du grand public malgré son influence sur les politiques Européenne puisque cité en préambule à une résolution sur l’environnement considéré comme une arme non létale 5.

Pour finir, la dernière expérimentation, « l’épandage aérien » (chemtrail en anglais) est né des recherches effectuer lors de la guerre du Vietnam pour créer des nuages artificiels 6. Ces manipulations avait comme objectif stratégique d’accroître la visibilité ou encouragé la formation d’instabilités climatique. La technique consiste à ensemencer la basse atmosphère par des aérosols et ainsi limiter le rayonnement solaire. Cette action serai effectuer par des avions de lignes. Comme le sonar elle n’est qu’une imitation du réel, puisque que ce phénomène se produit à chaque éruption volcanique. En effet c’est l’étude des refroidissements régionaux consécutifs à des éruptions qui ont permis de mettre en évidence le rôle jouer par les oxydes de souffre dans la diminution du rayonnement solaire. M. Hervé le Treut, climatologue et directeur de recherche au CNRS de Paris, s’inquiète : « Avec les aérosols, on ne va pas résoudre le problème, on va modifier le monde autrement. D’autant que les aérosols génèrent des pluies acides. » Là aussi, l’arsenal législatif est inexistant. En France, comme dans beaucoup d’autres pays, aucune législation ne régit la haute ou la basse atmosphère. Mais ce n’est pas tant la question de légiférer mais de réfléchir sur les limites de nos droits

Bien plus qu’une précaution, un principe !

Car ce n’est pas tant la question de légiférer mais de réfléchir sur les limites de nos droits. Ce que nous faisons aujourd’hui est une transgression des lois naturelles qui ont toujours régie la vie sur terre. Le fait d’avoir abîmé la terre est un constat, celui de vouloir le réparer, est une folie démiurge. Toutes les religions possèdent des extrémismes dangereux, et cette science est une foi en l’homme amenant les adeptes les plus convaincus à envisager des actes terroristes planétaires. Ces expérimentations ne font que retarder la prise de conscience collective et l’orientation vers l’économie d’énergie notamment par l’adaptation de nouveaux modes de productions comme l’éolien, le solaire ou la géothermie. Il est temps de considérer la place des peuples dans ces décisions car si la mondialisation est économique, et politique, il faudrait avant tout qu’elle soit citoyenne.

ROWENTA

1- Michael Markels Jr, « Fishing for Markets », Regulation, vol.18, no 3, Cato Institute, Washington DC, 1995.

2- article ‘humanité’ sur http://www.humanite.fr/journal/2007-01-29/2007-01-29-844849

3- Projet HAARP sur http://www.haarp.alaska.edu/haarp/index.html

4- Tim Haines, Les maîtres de l’ionosphère, documentaire réalisé en 1996 et diffusé par la chaîne Futur le 26 mars 2002.

5- Journal officiel des communautés européennes du 28 janvier 1999

6- E.M. Frisby “Weather modification In Southeast Asia, 1966-1972”, The Journal of Weather Modification, Fresno, Californie, Etats-Unis, avril 1982.

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